Flash-Email-SFSP N°28-2007 du 11 juillet 2007
Société française de santé publique
Site internet : http://www.sfsp.info

Sommaire

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NOUVEAUTES DE LA SEMAINE

Information lecteurs :

  • Le prochain Flash émail sera diffusé le 6 août 2007. Pour l'heure, toute l'équipe de la SFSP souhaite à nouveau de bonnes vacances à tous celles et ceux qui partent mais aussi à celles et ceux qui restent... Bonne lecture et à bientôt.

  • Vous pouvez néanmoins continuer à envoyer vos annonces offres d'emplois et colloques BDSP à mevignon@bdsp.tm.fr jusqu'au 31 juillet 2006, du 25 juillet au 3 août 2007 à severine.ferron@bdsp.tm.fr et ensuite à Fabienne Schwaller fs@sfsp.info
Décision en santé publique : obligation, négociation, participation ?
22, 23 & 24 novembre 2007
Palais des congrès, Montpellier

Séminaire médecins généralistes et prévention
Organisé par la Société française de santé publique
21 septembre 2007
- Ministère de la santé, Paris

Dons

Demande de carte de donneurs
Dans un contexte persistant de pénurie de greffons, la journée nationale de réflexion sur le don d'organe s'est tenue le 22 juin dernier. L'objectif était de susciter des discussions entre proches sur la question du don d'organes afin que ceux-ci puissent se prononcer en cas de décès.
En France, de nombreux décès liés à des insuffisances rénales, cardiaques, pulmonaires et hépatiques pourraient être évités par l'augmentation du nombre de donneurs d'organes.
La carte de donneur d'organes, qui permet de clarifier le positionnement d'un individu vis-à-vis du don d'organes, est disponible sur le site de l'agence de biomédecine.

Signature accord de coopération HAS/Inca
La signature de l'accord de coopération entre la Haute Autorité de Santé et l'Institut National du Cancer doit permettre de fédérer les moyens et les compétences des deux institutions.
Un programme d'actions communes est d'ores et déjà engagé. Il porte sur l'harmonisation des documents pour les professionnels de santé et sur l'accès aux soins des patients atteints de cancer.
Les thèmes de travail communs portent notamment sur les recommandations à destination des professionnels de santé, l'accès aux innovations pour les patients atteints de cancer, l'information auprès du public et des professionnels de santé, dans le domaine de la cancérologie, ou encore sur les affections de longue durée.
Ainsi, concernant les affections de longue durée sur les cancers, l'INca s'appuiera sur la méthodologie de la HAS pour élaborer les guides médecins et les guides patients. Une fois réalisés, ces guides seront soumis à la HAS pour validation.

Maladies infectieuses

Dépistage syphilis
Rarissime entre les années 80-90, la syphilis est en recrudescence importante depuis 1999 notamment parmi les hommes ayant des rapports sexuels avec des hommes. Infection sexuellement transmissible, la maladie peut donner des complications graves notamment neurologiques et cardiovasculaires, en l'absence de traitement.
Au cours de la grossesse, la transmission de la bactérie de la mère à l'enfant est fréquente et à l'origine de complications extrêmement graves pour le fœtus. La syphilis peut être soignée avec un traitement antibiotique simple, efficace et correctement toléré. La HAS a donc mis à jour les recommandations pour le dépistage de la syphilis acquise. Il concerne les sujets à risque :
- Hommes ayant des rapports sexuels non protégés avec des hommes, fellation comprise.
- Travailleurs du sexe ayant des rapports non protégés.
- Personnes ayant des rapports non protégés avec des travailleurs du sexe.
- Personnes ayant des antécédents ou une infection active à type de gonococcie, de lymphogranulomatose vénérienne ou d'infection par le Virus de l'Immunodéficience Humaine (VIH).
- Personnes ayant des rapports non protégés avec plusieurs partenaires par an.
- Migrants en provenance de pays d'endémie (Afrique, Asie, Europe de l'Est, Amérique du Sud).
- Personnes incarcérées.
- Victimes de viols.
Le dépistage de la syphilis congénitale concerne toutes les femmes enceintes et doit être renforcé chez les femmes à risque.
- Dépister toutes les femmes enceintes lors du 1er examen prénatal.
- Renouveler le dépistage au 3e trimestre si la femme ou son conjoint ont eu des rapports sexuels non protégés avec un nouveau partenaire après le 1er dépistage.
- Dépister autour de l'accouchement si cela n'a pas été fait avant.
- Vérifier la présence d'une sérologie syphilitique dans le dossier obstétrical avant le départ de la maternité.
- Dépister les femmes ayant des antécédents de fausse-couche spontanée ou d'enfant mort-né.

Cancer

Jeunes malades
L'association Jeunes solidarité cancer (JSC) a été créée en 2002 afin de soutenir les adolescents et jeunes atteints par le cancer. Les jeunes atteints par le cancer, peu nombreux et trop âgés pour être pris en charge dans les services de pédiatrie, occupent une place marginale au sein du système de santé. Les objectifs de l'association sont de briser l'isolement de ces jeunes adultes, de lutter contre leur précarité socioprofessionnelle, d'œuvrer afin que des lieux spécifiques leur soient dédiés au sein des structures de soins.
Par l'intermédiaire d'un site internet et d'un forum, l'association offre un espace d'écoute, de soutien et d'entraide aux jeunes malades.
Ce site met également à disposition des rapports d'enquêtes et des guides pratiques.

Grippe aviaire

Résistance à l'oseltamivir de souches A (H 5N 1) Asie du Sud-est, Egypte, 4 juillet 2007
Lors d'une conférence internationale sur la grippe à Toronto fin juin 2007, J. McKimm-Breschkin a fait une présentation de ses travaux sur la sensibilité à l'oseltamivir de souches de A (H5N1) isolées en Asie du sud-est.
Cette équipe australienne a testé la sensibilité des neuraminidases (NA) à l'oseltamivir sur différentes souches de A (H5N1) (Clade 1 et Clade 2). Toutes ces souches avaient été isolées chez des poulets, des canards et des cailles.
Tous les isolats de clade 1 datant de 2004 (y compris au Cambodge) étaient plus sensibles à l'oseltamivir que la souche humaine A (H1N1) de contrôle. Les 6 souches isolées au Cambodge en 2005 présentaient une sensibilité à l'oseltamivir 5 à 6 fois moindre par rapport aux souches isolées dans la même zone du Cambodge en 2004. Les souches de clade 2 isolées en Indonésie à partir de 2005 avaient une sensibilité à l'oseltamivir 25-30 fois moindre par rapport aux virus de clade 1.
Les auteurs suggèrent que cette sensibilité amoindrie était due à une liaison affaiblie de l'oseltamivir au groupe hydrophobe pentyl ether, ce qui n'influence pas la liaison du zanamivir (Relenza®).
Tous les virus des clades 1 et 2 avaient d'ailleurs une sensibilité conservée au zanamivir par rapport au virus de la grippe saisonnière A (H1N1) de référence. Les auteurs avancent cet élément comme un des facteurs pouvant expliquer la létalité élevée observée chez les cas humains de A (H5N1) en Indonésie depuis 2005.

Vih/Sida

Séropositifs en baisse en Inde
Le gouvernement indien a publié une estimation du nombre de personnes infectées par le VIH, fondée sur une étude de l'Onusida. Celle-ci les chiffre à environ deux millions et demi, un chiffre revoyant à une baisse de plus de la moitié par rapport à ses précédentes estimations.
Les Nations unies sont parvenues à ce résultat en baisse grâce à une enquête sur 102.000 échantillons sanguins prélevés sur un panel représentatif de la population indienne.
Lors de la précédente estimation, la méthode privilégiée reposait sur des tests sanguins réalisés dans des cliniques sur des femmes enceintes et les catégories de populations à risque, comme les prostituées ou les toxicomanes. L'Onusida estime que la nouvelle technique d'analyse employée sur un échantillon représentatif d'une population est "plus représentatif" et "fournit des informations plus précises".

Accidents radiothérapie
Douze nouveaux cas de patients victimes d'une surirradiation radiologique ont été signalés à l'hôpital Jean Monnet d'Epinal grâce à un numéro vert. Un premier rapport de l'Inspection générale des affaires sanitaires et sociales (IGASS) et de l'Autorité de sûreté nucléaire (ASN) a mis en évidence des défaillances à répétition à l'origine de l'accident de radiothérapie, le plus grave du genre jamais survenu en France.
Seize plaintes ont été déposées, dont cinq pour homicide involontaire et 11 pour blessure involontaire, auprès du procureur d'Epinal Bernard Marchal à la suite de l'accident. Une association de victimes a également été créée récemment.

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Communiqués de presse