Flash-Email-SFSP N°23-2007 du 7 juin 2007
Société française de santé publique
Site internet : http://www.sfsp.info

Sommaire

- Nouveautés de la semaine
- Communiqués de presse
- Appels à projet
s
- Vient de paraître
- Sites internet
- Colloques et manifestations
- Offres d'emploi

Revue Santé publique

Adhésion SFSP

Flash émail SFSP

Ouvrages SFSP
"Collection santé et société"

Brochures OMS "Organisation Mondiale de la Santé"

Contact

 

NOUVEAUTES DE LA SEMAINE

Décision en santé publique : obligation, négociation, participation ?
22, 23 & 24 novembre 2007 - Palais des congrès, Montpellier

Assemblée générale de la Société Française de Santé Publique du 8 juin 2007

Cher adhérent,

L'assemblée générale de la SFSP a lieu le 8 juin 2007 à l'hôpital de la Salpêtrière. C'est un moment fort de notre association d'autant que cette année nous renouvelons la moitié du conseil d'administration ainsi que le Président et que nous fêtons cette année le 130e anniversaire de la SFSP.
Le nombre important de candidats : 16 personnes physiques pour 8 postes et 10 personnes morales pour 7 postes à pourvoir est un signe de bonne santé démocratique de notre vie associative. Je note avec plaisir que se présentent des jeunes et des moins jeunes ainsi que des professionnels issus des nombreuses composantes du champ de la santé publique. C'est un des enjeux de la SFSP que de représenter l'ensemble des acteurs de santé publique. Une conférence débat autour de la vaccination par le BCG sera le thème de l'assemblée générale.
Je voudrais remercier tous les administrateurs sortants pour la qualité du travail réalisé et leur engagement qui ont permis à la modernisation de la SFSP de l'inscrire comme un des acteurs clé de la santé publique.
Il est nécessaire de poursuivre le travail engagé et d'ouvrir de nouveaux chantiers : la réflexion doit dorénavant être européenne, le chantier des évaluations des pratiques professionnelles des médecins de santé publique être ouvert, enfin le débat sur la place de prévention et les modalités de son organisation poursuivi. Il nous faut être particulièrement attentifs au développement de l'éducation thérapeutique.

François Bourdillon
Président

Modalités d'élections :

Pour participer à l'Assemblée générale de la SFSP et à l'élection du nouveau Conseil d'administration, il faut être à jour de sa cotisation 2007. Bulletin d'adhésion

Programme de l'après-midi :

  • 13h00 : Accueil
  • 13h30 : Présentation des candidats
  • 14h00 : Assemblée générale
    • Ordre du jour :
      • Rapport moral et d'activités
      • Bilan financier 2006
      • Projets 2007
      • Mise en conformité des statuts de l'association / statuts association reconnue d'utilité publique
      • Discussion
  • 15h00 : Elections du Conseil d'administration
  • 15h30 : Conférence - débat sur le thème :
Audition publique : expérience et modalités. François Bourdillon Président de la SFSP
Vaccination par le BCG : levée de l’obligation ? Jean-Louis San Marco
  • 17h00 : Résultats des élections
  • 17h30 : Court CA avec les nouveaux membres


VIH / Sida

Publication par l'OMS et l'ONUSIDA d'un nouveau guide sur le conseil et le dépistage du VIH dans les établissements de soins
L'OMS et l'ONUSIDA publient un nouveau guide sur le conseil et le dépistage informé et volontaire du VIH dans les établissements de santé du monde entier, dans le but d'accroître sensiblement l'accès aux services nécessaires de traitement du VIH, de soins, de soutien et de prévention. Ce nouveau guide est axé sur le conseil et le dépistage à l'initiative du soignant.
Le nouveau guide OMS/ONUSIDA préconise que, dans le monde entier, les soignants recommandent le conseil et le dépistage du VIH à tous les patients qui se présentent avec des pathologies évocatrices d'une infection à VIH sous-jacente. Les conseils supplémentaires sont adaptés à la situation locale.
En cas d'épidémie généralisée, le conseil et le dépistage du VIH doivent être recommandés à tous les patients fréquentant les établissements de santé, qu'ils aient ou non des symptômes de l'infection et quelle que soit la raison pour laquelle ils sont venus.
En cas d'épidémies concentrées ou peu étendues, en fonction du contexte épidémiologique et social, les pays envisageront de recommander le conseil et le dépistage du VIH à tous les patients dans certains établissements ou services (soins prénatals, tuberculose, santé sexuelle et de la reproduction, services de santé pour les populations les plus exposées par exemple). Le guide donne également des indications particulières pour le conseil et le dépistage du VIH chez les enfants et les adolescents.

Fonds mondial : l'UE verse 10 millions d'euros
Le président de la Commission européenne, José Manuel Barroso, a annoncé le déblocage par l'Union Européenne de 100 millions d'euros pour le Fonds mondial de Lutte contre le VIH-Sida, la Tuberculose et le Paludisme. Cette somme devrait être complétée par 300 millions d'euros sur les trois années à venir. C'est 400 millions d'euros que l'UE s'engage à verser d'ici 2010.
L'objectif formulé par le Président Barroso est de garantir au Fonds mondial " un financement prévisible et à long terme ", pour pallier le manque chronique de moyens dont souffre le Fonds mondial.

Santé et environnement

Reach : le règlement européen sur les produits chimiques entre enfin en vigueur
L'Union européenne a ouvert en Finlande, à Helsinki, l'agence chargée de contrôler les substances chimiques et d'éliminer les plus nocives dans le cadre du nouveau règlement communautaire qui impose aux industriels de prouver l'absence de nocivité de leurs produits.
Le lancement de l'Agence européenne sur les produits chimiques (ECHA) coïncide avec l'entrée en vigueur du nouveau règlement européen sur les produits chimiques, adopté l'an dernier par les 25 au terme de laborieuses tractations et d'un intense lobbying de l'industrie chimique.
Le règlement Reach (acronyme en anglais d'Enregistrement, évaluation et autorisation des substances chimiques) doit permettre d'analyser et d'enregistrer d'ici à 2018 plus de 30.000 substances fabriquées ou importées dans l'UE pour des quantités dépassant une tonne par an. L'objectif est à terme l'élimination des plus dangereuses d'entre elles.

Politiques de santé

Restructurations dans les hôpitaux
La ministre de la Santé, Roselyne Bachelot, a annoncé qu'elle voulait "forcer le pas" dans la restructuration de certaines activités de soins, en particulier la chirurgie et l'obstétrique, au sein des hôpitaux publics, un sujet toujours très sensible au plan local.
Mettant en avant "la qualité des soins" et s'appuyant sur les études démographiques montrant que la France va manquer de médecins d'ici 2015, en particulier dans la chirurgie et l'obstétrique, ainsi que sur l'inégalité de répartition des médecins sur le territoire, Roselyne Bachelot annonce restructurations et redéploiement. Par contre, elle préconise un souci constant de proximité pour la médecine, les soins de suite et la gériatrie.

IVG / contraception

Stabilité des IVG en France : la rigidité de la prescription en cause
En dépit du grand nombre de Françaises qui utilisent la contraception et qui se disent pourtant informées, la France enregistre la même stabilité du nombre d'IVG, soit un peu plus de 200.000 par an. Sur ce paradoxe, un certain nombre d'experts mettent en avant l'hypothèse d'une trop grande rigidité de la prescription.
Lors de la présentation des résultats de l'enquête INPES/BVA "Les Français et la contraception" menée en février 2007 auprès d'un échantillon de 2.004 personnes, Nathalie Bajos, directrice de recherche de l'Inserm, soulignait comment, face à une offre très diversifiée de moyens contraceptifs (pilule, stérilet, implant, patch ou encore anneau contraceptif), la prescription fait preuve d'une trop grande "rigidité" de la norme contraceptive… Car si l'absence de contraception est à l'origine de 28% des IVG, plus de la moitié des femmes ayant eu recours à l'IVG utilisaient des contraceptifs efficaces. "Si on a des rythmes de vie irréguliers, dans certaines situations, la pilule n'est pas forcément la méthode la plus adaptée. La vie sexuelle et affective des femmes évolue et la contraception paraît à côté bien rigide".
"L'information est nécessaire, mais elle n'est pas suffisante", a observé Nathalie Bajos. "Il faut aussi que les femmes se sentent à l'aise dans la sexualité et qu'elles puissent discuter avec un professionnel de santé de la méthode la plus adaptée".

Le Nigeria réclame 7 milliards de dollars à Pfizer
Le gouvernement fédéral nigérian a porté plainte contre le laboratoire américain Pfizer et lui demande de verser 7 milliards de dollars (soit 5,2 milliards d'euros) de dommages et intérêts. Abuja accuse le premier groupe pharmaceutique mondial d'avoir testé un médicament qui a tué ou causé des handicaps à des enfants en 1996, selon des documents judiciaires.
La plainte au civil déposée dans la capitale s'ajoute aux poursuites judiciaires lancées par un état du nord du Nigeria, qui demande dans une plainte déposée à Kano le paiement de 2 milliards de dollars de dommages et intérêts pour des faits ressortant de la même étude médicale réalisée en 1996.
Le groupe américain est accusé d'avoir profité, sous couvert d'une action humanitaire, lors d'une très grave épidémie de méningite et de rougeole - ayant fait des milliers de morts - pour tester la trovafloxacine dans le plus grand Etat du pays, Kano (nord), et ce sans l'accord des autorités locales.
Cette expérience se serait soldée par la mort de jusqu'à onze enfants et aurait provoqué des dommages cérébraux, paralysies et affections du langage chez d'autres.
Pfizer a rejeté les accusations portées contre lui à Kano, qui sont similaires à celles émanant de la plainte d'Abuja. Un tribunal fédéral de Manhattan avait rejeté en 2001 une poursuite entamée contre Pfizer par des Nigérians handicapés qui disaient avoir participé à l'étude ; les plaignants ont fait appel.

Plan canicule
Le 1er juin, l'Institut national de veille sanitaire (InVS) a annoncé l'activation du système d'alerte canicule et santé 2007. Ce système reprend le dispositif de surveillance et d'alerte mis en place depuis 2004, dispositif s'appuyant sur un indicateur biométrique (évaluant les conditions météorologiques), des indicateurs sanitaires (décès enregistrés, intervention des pompiers et du Samu, fréquentation des services d'urgence, etc.) et un dispositif d'information et de communication, activé en cas d'épisode caniculaire avéré.
Le plan national canicule comprend trois niveaux de veille. Le premier correspond à la veille saisonnière, activée du 1er juin au 31 août. Le second niveau, intitulé " mise en garde et actions ", est déclenché en cas de dépassement des seuils d'alerte définis conjointement par l'InVS et Météo France. Le troisième niveau, déclenché sur instruction du premier ministre lorsque la canicule est aggravée, correspond à la mise en place d'une mobilisation maximale.
Le dispositif de prévention et de gestion des épisodes caniculaires s'est en outre enrichi de nouveaux objectifs pour 2007, comme nous l'avons décrit dans une précédente lettre électronique (flash n°19).

Accidents domestiques
L'Institut national de prévention et d'éducation pour la santé (Inpes), partenaire de l'émission " sauve qui veut " diffusée le 4 juin dernier sur France 3, lance sa nouvelle brochure sur les risques d'accidents domestiques. Ludique et illustrée, cette brochure présente les principaux dangers domestiques pour l'enfant de 0 à 6 ans et propose des conseils pratiques simples.
En une trentaine de pages, la brochure décrit les principales situations à risques : les objets et l'étouffement, le bain et la noyade, les escaliers et les chutes, la cuisine et les brûlures, etc., rappelant qu'un jeune enfant ne doit jamais être laissé seul sans surveillance.
L'originalité de cette brochure réside dans le fait d'avoir présenté l'exposition aux différents risques en fonction de l'âge et des acquisitions motrices et cognitives de l'enfant.

Biométrie
Le Comité Consultatif National d'Ethique, inquiet du développement des méthodes physiques d'indentification, vient de rendre un avis concernant les techniques de biométrie (Avis n°98). Ce nouvel avis vient appuyer les constats de La Commission nationale de l'informatique et des libertés (CNIL) qui avait interpellé l'opinion publique, il y a deux mois cela, sur les risques des dispositifs biométriques en matière de protection des données personnelles.
L'avis du CCNE rend compte de préoccupations envers la généralisation des multiples techniques biométriques : l'enregistrement de l'image de l'iris, qui permet d'identifier une personne à distance et à son insu, le prélèvement de l'ADN chez les individus traduits en justice, la géométrie de la main… Les techniques de biométrie s'ajoutent à l'ensemble des fichiers recueillant des informations sur les personnes, cartes vitales, carte à puce de transport type Navigo, fichiers concernant des livres empruntés en bibliothèque, etc. L'avis n°98 attire l'attention sur le fait que : " Subrepticement, notre société, au nom du paradigme sécuritaire, s'habitue à l'usage des marqueurs biométriques et chacun accepte finalement et même avec quelque indifférence d'être fiché, observé, repéré, tracé, sans souvent même en avoir conscience. "
Le CCNE estime indispensable la mise en place d'un contre-pouvoir pour éviter des pièges tels que l'interconnexion entre les différents fichiers, la mise sous surveillance constante de la liberté d'aller et venir, l'utilisation des données afin d'identifier des minorités ethniques. Le comité émet un ensemble de recommandations afin d'opposer une résistance au " fichage " des individus. Parmi ces recommandations, le CCNE soutient que le strict respect des finalités liées au recueil de chaque type de données devra être assuré, que le cloisonnement des différentes bases de données devra être respecté et que l'obligation d'obtenir un consentement avant tout recueil de données devra être instituée.

Don du sang

Journée mondiale du don du sang
Dans un communiqué de presse daté du 31 mai, l'Organisation mondiale de la santé (OMS) annonce le thème de la prochaine journée